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(morceau
de tantalite)
Le métal
Le
nom de ce métal vient du grec "Tantalos", Tantale, roi de
Phrygie qui fut précipité dans les Enfers et condamné à une
faim et à une soif insatiables. Ce nom a été donné à ce métal
en 1802 par le chimiste suédois Anders G. EKEBERG (1767-1813)
en raison de la difficulté de le séparer du niobium.
Doté d'une importante résistance à la
corrosion, il résiste également à presque toute
attaque chimique en-dessous de 150 °C. Il ne réagit qu'avec
l'acide fluorhydrique et les solutions acides contenant l'ion
fluorure. Le tantale est lourd et très dur mais aussi relativement
ductile et se laisse facilement usiner. C'est un métal que
l'on trouve le plus souvent associé au niobium dans certains
minerais. Il est obtenu à partir de ces derniers par des procédés
d'hydrométallurgie, suivis de la réduction des composés obtenus
en tantale pulvérulent.
Les concentrés
de tantalite sont transformés par un traitement chimique
associant du fluorure de tantale et de potassium qui donne
une fois réduit du tantale sous la forme de poudre.
Dans le cadre de fabrication des condensateurs en électronique,
on fait fondre le fluorure de tantale et le potassium dans
un four à faisceaux d'électron afin d'obtenir
une meilleure pureté.
Cette
poudre métallique est surtout utilisée dans
l'électronique et la fabrication des composants (condensateurs)
qui représente 50% de la consommation mondiale. Mais
il est également combiné avec d'autres éléments
tels que le cobalt, ou le nickel pour obtenir des alliages
qui seront ensuite utilisés dans les structures d'avion
ou les réacteurs. On le trouve également dans
des alliages entrant dans la fabrication d'outils de coupe,
de tournage et d'alésage. Sa résistance à
la corrosion est prisée à tous les niveaux et
utilisée dans la fabrication de revêtements (réservoirs),
des condenseurs ou des évaporateurs, des échangeurs
de chaleur...
Sa rareté
explique aussi son prix d'achat élevé. Peu de
statistiques sont disponibles, mais nous avons obtenu celles
de 1994 qui fait état de 348 Tonnes produites au niveau
mondial (sans compter la Chine et la Russie), et une consommation
de 1011 tonnes par les entreprises. Les écarts importants
entre la production et la consommation ont créé
un déséquilibre important. L'industrie puisait
alors dans ses stocks à tous les maillons de la production.
80% de
la production provient de la tantalite, dont l'Australie possède
la plus grande part (60%) suivie par le Brésil. Les
2% restant proviennent d'Asie, avec la Thailande et la Ma
laisie.
En 1994,
la fourchette de prix oscillée au environ de 26$ US
par livre de pentoxyde contenu mais certaines sources nous
indiquent qu'il se négocie aujourd'hui aux environs
de 300 $ US la Tonne. (ce qui n'est pas le cas de son proche
voisin, le niobium dont les propriétés physiques
sont très proches mais dont le prix est de 47,2 euros
pour 100g. Pour
en savoir plus sur le niobium, cliquez ici)
Les
condensateurs au tantale
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